Le Shaker, c’est quoi ?
En gros, c’est tout ce dont on veut parler ! Ce qui nous inspire, pique notre curiosité, ce qu’on a envie de faire connaître et partager. Concrètement, on sélectionne un auteur à passer au Shaker et surtout des thématiques qui composent son univers. A partir de là, chacun peut être amené à parler de ce qui peut faire écho, sans que ce soit directement relié à l’auteur shaké. Il s’agit pas de faire un travail de recherche sur la vie ou l’œuvre de l’auteur mais plutôt de se dire : « tiens, cet auteur a écrit des chansons de jazz », j’ai bien envie de faire un article sur le jazz, ou « tiens, l’auteur a eu plein d’adaptation cinématographiques », je vais parler d’un de ces films, ou encore « l’auteur a écrit sur le café », je vais faire un article qui compile des scènes de séries TV autour du café, etc. Ça peut donc partir dans tous les sens et on est libres de parler d’à peu près tout ce qu’on veut. C’est pas pour autant qu’on parle dans le vide ou de ce qu’on connaît pas : il y a souvent un travail de recherche et des références certifiées.
 
Le Shaker se diversifie en plusieurs rubriques : Adaptations et dispersions (ex : top five sur les dragons au cinéma) ; Échos : hier et aujourd’hui (ex : le phénomène des évaporés au Japon), Vie de (ex : le couple Patti Smith/Robert Mapplethorpe) ; On vous raconte la fin (spoiler factice ou véridique, ex : la fin de Blade Runner, le film) ; Si l’auteur était une chanson (ex : Si Kafka était une chanson, il serait « The Trial » des Pink Floyd) ; Qu’est-ce qu’il lui aurait dit (mise en regard de deux citations), L’Anecdote (ex : la sœur jumelle de Philip K. Dick), Personnage te parle (une citation d’un des livres de l’auteur), Coup d’oeil, coup d’œuvre (La Madeleine dans le désert d’Eugène Delacroix) ; Les livres qu’il faut avoir lus, In the Style (ex : les Calligrammes d’Apollinaire), et enfin Shake it ! (la rubrique la plus représentative du Shaker puisque c’est une énumération énergique et dynamique autour d’un thème, par ex : Shake it « culture hippie »).
 
Pour le choix des auteurs, on pioche dans le classique et le contemporain, dans les littéraires, les essayistes musicaux, les scientifiques, etc.
 
Le Shaker, c’est des gens : une aventure humaine
Le Shaker, c’est un projet qui réunit des gens de tous horizons culturels et professionnels, des férus de littérature bien sûr, mais pas que ! Aussi de cinéma, de musique, de séries-tv, de jeux, de sciences, d’histoire, etc. Nous menons ce projet de front avec nos professions respectives et nos autres activités. 
Dans le Shaker, il y a des rédacteurs, des illustrateurs, des maquettistes, des chargés de com’. Nous créons tout, du contenu au design, tout est fait maison ! Il y a parmi nous des artistes (de profession ou à temps partiel) de tous poils : graphistes, sculpteurs, peintres, écrivains, musiciens,… C’est de là qu’est née d’ailleurs l’idée du webzine. Parce que le Shaker, en fait, c’est avant tout une histoire d’amitié. 
Alors que je réfléchissais sur un projet de publication en série autour de la culture, mon compagnon m’a mis la puce à l’oreille : tu devrais proposer ça à d’autres personnes, je suis sûr que tu trouverais des gens intéressés, et d’autres personnes m’ont également accompagnée sur cette voix en remarquant combien j’avais de talents divers et variés autour de moi. J’ai eu envie d’offrir une fenêtre de liberté, d’expression et un prétexte à la création pour ces personnes-là qui, souvent en plus de leur travail, font un sacré travail créatif qui mérite d’être plus reconnu que ce qu’il n’estaujourd’hui. C’est une bien mince contribution à promouvoir leur art par l’intermédiaire d’un autre support tout en collaborant ensemble à un projet commun. 
 
Parmi les personnes qui m’entourent, on est très dans cet esprit collaboratif et convivial. Et, en fait, c’est allécarrément au-delà de mes attentes ! Car de nombreuses personnes ont répondu présentes et se sont direct investies dans le projet. En réalité, je suis à la base de l’idée mais le projet tel qu’il est aujourd’hui n’aurait pas pu devenir ce qu’il est sans tout ce bouillonnement commun qui a permisde créer le Shaker. Chacun est arrivé avec ses idées, ses propositions, et c’était pas seulement des paroles en l’air, non : il y a eu chaque fois une mise en pratique directe, que ce soit pour organiser le boulot, créer les maquettes du webzine, les contenus, etc. Je me souviens des premières réunions : ça parlait dans tous les sens, avec enthousiasme et emphase, mais chacun écoutait ce que les autres avaient à dire. Il est vite apparu que le maître-mot c’était la « bienveillance ». 
C’est comme ça qu’on travaille encore aujourd’hui : on est capable de se dire « non, dans ton contenu là, y a un truc qui va pas » mais toujours avec un « je peux te filer un coup de main, on peut regarder ça tous ensemble lors du prochain atelier ». Y a de cet esprit là au quotidien, dans l’équipe du Shaker : chacun a voix au chapitre, on ne brime aucune participation et on tente de rester le plus ouvert possible (bon, quand on est fatigués des fois, ça marche moins bien, mais on compose avec ça aussi : le fait qu’on soit des humains et donc faillibles). 
Pour vous la faire courte, en gros on fonctionne comme ça : tous les mois, y a un atelier  (pour mettre en commun ce sur quoi on a travaillé et se faire aider, avoir des idées ou faire des recherches ensemble), et tous les deux mois environ on a une soirée pour lancer le nouvel auteur à passer au Shaker (avec des lectures, des ciné-clubs, de la musique, etc. et toujours un petit verre de vin bien sûr pour mêler l’agréable à l’agréable). Beaucoup de choses se passent aussi par mail comme la relecture/correction des textes, le choix de certaines illus, la relecture des maquettes, etc. 
Comme nous avons tous un travail et un emploi du temps bien rempli, on n’arrive pas forcément à se réunir tous ensemble en même temps (d’autant que nous ne sommes pas tous dans la même ville) mais on essaye autant que possible de se réunir au moins une fois par an pour une grosse soirée en fin d’année scolaire, pour faire le bilan, re-regarder les numéros publiés dans l’année, faire des jeux. 
On est une quinzaine de personnes dans l’équipe. Il faut préciser aussi qu’il y a un noyau central (Sylvie, rédactrice en chef, Cindy, illustratrice en chef, Bruno, communicateur en chef, et moi, directrice du webzine) autour duquel certains interviennent de façon plus ponctuelle ; mais dans tous les cas, le Shaker reste toujours ouvert à tous ceux qui veulent y contribuer d’une manière ou d’une autre ; on est tous des amateurs dans ce domaine, on apprend beaucoup les uns des autres, et moi j’essaye d’organiser ce joyeux bordel !

Justine
Justine Coffin
Sylvie Mitero
Cindy Commencais
Bruno Brizard
Coralie Commencais
Lus Dumont
Sabrina Commencais
Thomas Gosselin
Christophe Thibault
Valérie Caro
Louis Benhedi
Sandrina Malfait
Mickaël Auffray
Back to Top